Terrains vagues Claude Périard

Le mot utopie provient du mot grec topos, qui signifie lieu. Foucault évoque les concepts d’hétérotopie et d’utopie dans Les espaces autres, et explore la notion d’espace. L’utopie est donc un lieu imaginaire. En création sonore, expérimentale ou électroacoustique, la notion d’espace est omniprésente, déjà introduite par les Imaginary Landscape de John Cage. C’est que l’espace est une dimension centrale du médium sonore. D’un point de vue psychoacoustique, le son nous informe sur notre environnement spatial. Terrains vagues explore donc trois lieux sonores distincts: 1. Plage blanche, 2. Chambre noire, et 3. Zone grise. Le blanc et le noir additionné donne le gris. C’est le modèle dialectique; position, opposition, composition. La pièce, qui se veut un voyage à travers des mondes mentaux, met en opposition des sons liquides et aquatiques avec des sons électroniques, comme métaphore de la société liquide. Aussi, l’eau est symbole de l’origine de la vie, et sa mise en contraste avec l’électronique évoque l’époque hypertechnologique de l’humanité. La fonte des glaciers et les inondations à venir rappellent aussi que l’eau a une force de destruction des dispositifs électroniques. Les sonorités d’eau et d’électronique agissent ici comme deux forces antagonistes. Paradoxalement, notre électricité est produite par l’eau…

  • Année: 2017
  • Genre: Électroacoustique
  • Format: Œuvre sur support
  • Matériel utilisé: Computer, Scarlett Focusright audio interface, mics, zoom H4n, SoundDevice 722
  • Logiciel utilisé: Reaper, Cecilia
  • Durée de l’œuvre soumise: 9:30
  • Réalisation: Home

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